Della Sudda Magali, « Discours conservateurs, pratiques novatrices », Sociétés & Représentations, 2007/2 (n° 24), p. 211-231. DOI : 10.3917/sr.024.0211.
Congrès de la Ligue féminine d’action catholiques française, Archives Action catholique des femmes.
Résumé : En s’intéressant à la principale ligue féminine française du début du siècle dernier, la Ligue patriotique des Françaises (LPDF), il s’agit de mettre au jour l’apparente contradiction entre, d’une part, des discours conservateurs sur le plan politique et, d’autre part, les pratiques parfois novatrices de certaines Catholiques. La LPDF, qui comptait plus d’un million et demi en 1933, a représenté pour de nombreuses Catholiques un lieu de politisation qui explique, pour partie, le comportement électoral des femmes lors des premières consultations. Sous la contrainte de la loi de 1901, et au nom de la défense de la religion et du conservatisme, les militantes ont contribué à la modernisation du système politique en s’appropriant certaines techniques de la démocratie partisane de masse et en reconvertissant des savoir-faire acquis à travers leur expérience religieuse. Apparaît ainsi au début du XXe siècle la femme politique moderne, conservatrice certes, mais capable de financer les candidats, de formuler des propositions politiques, voire de promouvoir certaines réformes sociales.
Della Sudda Magali, Mosconi Nicole, « La querelle de l’accouchement », Travail, genre et sociétés, 2018/1 (n° 39), p. 175-178.
La maternité a, de longue date, eu une place dans la théorie féministe. Loin de se réduire au site premier de la domination, cette expérience fait l’objet aujourd’hui d’appropriations féministes variées et, parfois, contradictoires comme le soulignent Coline Cardi, Michela Villani, Lorraine Odier et Anne-Sophie Vozari dans le numéro « Penser les maternités d’un point de vue féministe » [Cardi et al., 2016]. Récemment, Chiara Quagliarello dans la revue Nouvelles Questions féministes montre ainsi comment les parturientes et les sages-femmes se sont emparé de l’accouchement dit naturel auquel les pères sont associés [Quagliarello, 2016]. Les recherches sur l’accouchement se font l’écho de la remise en cause de la médicalisation de la naissance dont témoigne une littérature destinée au grand public [Winckler, 2009], et la création de maisons de naissance à partir de 2013 en France, à la suite d’autres pays étrangers. Autonomisation des femmes – parturiente et accompagnante –, réappropriation de son corps et implication du père sont autant d’éléments qui participent d’un discours féministe. Les supports de communication sur internet mettent à disposition des femmes un savoir profane et scientifique qui facilitent une lecture critique des rapports de pouvoir dans les institutions médicalisées. En témoigne ainsi le blog du journal Le Monde, « Marie accouche là » de Marie-Hélène Lahaye.
Sur un autre registre, cette mise en cause de l’accouchement à l’hôpital participe d’une contestation du pouvoir médical et de l’industrie pharmaceutique afin de rendre aux femmes la maîtrise de leur fécondité ou de leur accouchement. Cette critique, formulée de manière précoce par Ann Oakley dans différents ouvrages – qui n’ont pas été traduits en français à ce jour – a mis en évidence les rapports de pouvoir qui se nouent autour du corps des femmes et de leur utérus [Oakley, 1984 et 1994]. Elle s’articule aujourd’hui à une opposition croissante aux sophistications techniques de l’accouchement médicalisé et à l’idée d’un accouchement « naturel » en se réclamant de l’écoféminisme…
sous la direction de Magali Della Sudda, François Dumasy et Pierre-Antoine Fabre.
Della Sudda, Magali, François Dumasy, Pierre-Antoine Fabre (dir.), “Nouvelles approches et nouveaux objets du fait religieux en sciences sociales”, Mélanges de l’École française de Rome – Italie et Méditerranée modernes et contemporaines [Online], 129-1 | 2017.
sous la direction de Magali Della Sudda, François Dumasy et Xenia von Tippelskirch, Mélanges de l’École française de Rome – Italie et Méditerranée modernes et contemporaines [Online], 128-2 | 2016.
La Femme à barbe, José de Rivera, 1631, Museo Fundación Lerma.
Ce dossier sur le genre en histoire religieuse ouvre un diptyque sur les nouvelles approches du fait religieux en histoire et dans les sciences sociales, dont le second volet sera publié dans le prochain numéro des MEFRIM. Conçue comme un état des lieux et comme une présentation de nouvelles pistes de recherche, cette réflexion entend s’inscrire dans la longue tradition que l’École française de Rome n’a cessé de tenir en histoire religieuse, tout en la renouvelant par l’apport de spécialistes d’autres disciplines que l’histoire et d’autres aires religieuses et culturelles que celle du christianisme, dont la présence comme objet d’étude à l’EFR est une évidence du fait même de l’histoire de Rome et de la présence des archives de nombre d’institutions catholiques. Lancé à l’initiative de François Dumasy, alors directeur des études pour les époques moderne et contemporaine, en codirection avec Magali Della Sudda et Pierre-Antoine Fabre, le dossier sur les nouvelles approches du fait religieux a, au fil du temps, pris une importance qui a conduit à le scinder en deux volumes. Répondant au nombre important de contributions sur les femmes et le genre, la rédaction d’un numéro spécifique sur la question du genre en histoire religieuse, sous la direction de Magali Della Sudda et de Xenia von Tippelskirch, était aussi un moyen de rendre un hommage réflexif à l’article de Joan W. Scott trente ans après sa parution…
La morale sexuelle en question chez les femmes catholiques.
Della Sudda Magali, « Par-delà le bien et le mal, la morale sexuelle en question chez les femmes catholiques », Nouvelles Questions Féministes, 2016/1 (Vol. 35), p. 82-101.
Résumé: 1968, pour les catholiques, est l’année de la publication de l’encyclique Humanae Vitae. Peu après le concile Vatican II, qui avait déçu des féministes catholiques comme Cécile de Corlieu, le texte du magistère rappelait avec vigueur l’interdit pesant sur la maîtrise par les femmes de leur fécondité et de leur sexualité. Les réactions furent nombreuses et révélatrices de la mise en crise de la morale sexuelle catholique. Cet article revient sur un moment particulier pour l’Église et pour le féminisme : celui du décrochage d’une partie des fidèles de la parole du magistère sur les questions sexuelles, et celui de l’entrée difficile de certaines catholiques dans l’espace de la cause des femmes, à une époque où l’autonomie des femmes et leur droit à la contraception et à l’interruption volontaire de grossesse étaient l’objet principal du féminisme.
Beyond good and evil: Catholic women explore sexual morality after Humanæ Vitæ (1968). Abstract: 1968 remains for many Catholics the year of the encyclical Humanae Vitae. Coming just after the Second Vatican Council, which disappointed Catholic feminists such as Cécile de Corlieu, the letter reiterated the Church’s prohibition of birth control. The reactions were numerous and questioned the Catholic stance on sexual matters. This article looks back at this particular moment for the Church and for feminism, a moment of conversion of some Catholic women to feminism; in particular, it examines the difficulties they experienced finding their place within the women’s movement at a time when women’s autonomy and their right to contraception and abortion were feminism’s main topics.
Della Sudda, Magali & Tippelskirch Xenia von, « Introduction », Les Mélanges de l’École française de Rome – Italie et Méditerranée modernes et contemporaines (MEFRIM), Dossier « Le genre, une nouvelle approche du fait religieux », 2016, 128, 2, p.1-10.
The logic of representation in the 2014 Bordeaux municipal election campaign
Arambourou Clément, Della Sudda Magali, Bugnon Fanny, Marneur Victor, Neyrat Frédéric et Paoletti Marion, “When male heterosexual leaders politicize gender and sexual issues: The logic of representation in the 2014 Bordeaux municipal election campaign”, French Politics, 14(1), avril 2016, p. 83-100.
Summary: Gender and sexual politics were major issues during the 2014 French municipal elections campaign. A few weeks before the election, France experienced large-scale campaigns against gay marriage and gender equality policies. The aim of this article is to question the relationship between descriptive and substantive representation in the context of the municipal election campaign in Bordeaux. In the context of the ‘demo for all’, the return of a religious-based opposition between ‘moral order and permissiveness’ calls for further investigation. This article thus offers an original point of view based on fieldwork at the municipal level and polling data.
Coordination avec Magali Della Sudda & Matthieu Bréjon de Lavergnée (dir), Genre et christianisme. Plaidoyers pour une histoire croisée, Paris, Beauchesne, 2014, 419p. coll. Bibliothèque Beauchesne, n°42
Sommaire et couverture “Genre et Christianisme.
La
politisation des questions sexuelles en Europe a connu un moment de crispation
particulièrement vif en 2012-2013 à la faveur de l’ouverture en France du
mariage civil aux couples de même sexe qui, dans son projet initial,
envisageait aussi la question de l’homoparentalité. Du « Mariage pour
tous » à la « Manif pour tous », le « gender » ou la
« théorie du genre » est devenu un des arguments clefs au cœur d’un
débat où institutions religieuses et croyants, principalement catholiques, mais
aussi protestants, juifs et musulmans, ont formé la pointe de l’opposition.
Pour
autant, on ne saurait oublier que le genre a une histoire, que ses acceptions
sont diverses et que l’historiographie anglo-saxonne l’a proposé voici trente
ans comme une clef de lecture au même titre que d’autres catégories d’analyse
plus familières au lecteur français comme la religion, la classe ou l’âge.
De
l’histoire des femmes, qui offre des voies de renouvellement à la faveur du
genre, à la plus jeune histoire des masculinités, les quatorze auteurs réunis
par Matthieu Brejon de Lavergnée et Magali Della Sudda montrent de manière
convaincante que le genre peut permettre de penser le religieux dans ses
articulations avec le social, le politique, le culturel voire, en régime
chrétien, son cœur même : la piété, la mystique et le miracle.
Sommaire
Langlois Claude, “Du féminin dans le catholicisme contemporain”.
Rousseau Sabine, “Vingt ans d’histoire religieuse des femmes et du genre en France”.
Hoegaerts Josephine, “Soldats dévots et saints combatifs. Regards sur l’historiographie anglophone et germanophone des masculinités religieuses (XIXe-XXe siècle)”.
Guise Castelnuovo Antoinette, “Lourdes au prisme des études de genre. Quelques jalons”.
Verdeil Chantal, “La sœur, le prêtre et les mariés: lecture d’une source missionnaire au prisme du genre”.
Chopelin Paul, “Une affaire de femmes ? Les résistances laïques à la politique religieuse d’Etat sous la Révolution française”.
Rochefort Florence, “Les conceptions de genre du journal féminin protestant La Femme (1879-1891)”.
Moussel-Brillaxis Delphine, “”Âme du foyer” ou “soldat du Christ”? La jeune fille d’Action catholique au Mexique dans les années 1950″.
Muller Caroline, “Le catholicisme au masculin? Un jeune homme catholique au tournant du siècle, Antoine Manilève (1879-1950)”.
Raison du Cleuziou Yann, “Devenir homme parmi les hommes. Révolution ascétique et redéfinition de la virilité sacerdotale au milieu du XXe siècle”.
Groeninger Fabien, “Sport catholique et genre : une confrontation de modèles et de pratiques (fin XIXe siècle-début des années 1950)”.
Favier Anthony, “Filles et gars de la jeunesse ouvrière chrétienne : une remise en cause relative des normes de genre (années 1950-1970)”.
Teinturier Sara, “De la mixité des sexes à “l’éducation différenciée” dans les établissements privés catholiques (1960-2010)”.
Carnac Romain, “Les autorités catholiques dans le débat français sur la reconnaissance légale des unions homosexuelles (1992-2013)”.
Magali Della Sudda, « Réseaux catholiques féminins. Une perspective de genre sur une mobilisation transnationale. », Genre & Histoire [Online], 12-13 | Printemps-Automne 2013, Online since 28 December 2013.
Résumé: Cet article est consacré à la manière dont le rassemblement des différents mouvements féminins catholiques, nés avant 1914, s’est opérée. Le matériau principal sur lequel porte l’analyse provient de la riche documentation déposée aux Archives secrètes vaticanes, à savoir le fonds des Affaires ecclésiastiques extraordinaires, celui de la Secrétairerie d’État et celui de la nonciature de France pour la période concernée. Un premier point porte sur la naissance des mouvements, en insistant sur le rôle d’un institut séculier féminin lié à la Compagnie de Jésus. D’abord informels, ces réseaux prennent une allure plus officielle avec la naissance de la Fédération internationale des ligues féminines catholiques. La guerre marque un arrêt dans les liens entre membres des pays belligérants. Cependant, les réseaux féminins demeurent et seront réactivés après guerre, sous le contrôle du Saint-Siège. Cette mobilisation s’inscrit dans le processus plus large de transformation de l’Église comme institution étatique reconnue par les accords de Latran (1929) et comme institution religieuse, centre de la catholicité.
Summary:This article is devoted to the transnational dimensions of Catholic women’s movements before and shortly after the Great War. The main source material comes from the rich documentation of the Vatican’s Secret Archives, namely, for the period under consideration, the extraordinary ecclesiastical affairs collection, that the Secretary of State and that of the Nunciature in France. The article analyses the birth of these Catholic women’s movements, focusing on the role played by a religious secular institution connected to the Society of Jesus. These initially informal networks adopted a more formal shape when they joined the International Federation of Catholic Women’s Leagues. The War interrupted the ties between members of belligerent countries. However, the networks were reactivated after the War under the control of the Holy See, confirming the ambiguous place of lay women within the Church hierarchy.
Della Sudda, Magali, « Les femmes catholiques dans la Grande Guerre », Communio, Revue catholique internationale, XXXVIII, 1, n°226, août 2013, pp.51-73.
La guerre a projeté les mouvements catholiques féminins dans l’action publique. Les femmes ont exercé les métiers des appelés, accompagné la mobilisation des enfants, soutenu les soldats au front, réinséré blessés et mutilés, bousculant ainsi la hiérarchie du genre. Les pouvoirs publics ont reconnu combien leur présence et leur action ont été bénéfiques.
Mme de Solages, Infirmière, in M. Reille, Faire sans dire, 2001.
De l’activité des femmes catholiques durant le premier conflit mondial, on ne connaît souvent que le rôle de pourvoyeuses de colis, d’infirmières à la Croix rouge ou la Croix blanche. Pourtant, parce que les hommes sont au front, mais aussi parce que les États ne peuvent venir à bout de toutes les misères et soulager toutes les détresses, les membres des associations féminines catholiques participent activement à l’encadrement des civiles – et au soutien des militaires.
L’Action catholique féminine et la carrière des députées italiennes (1945-1950)
Della Sudda Magali, « Des antichambres du Parlement ? L’Action catholique féminine et la carrière des députées italiennes (1945-1950) », Parlement[s], Revue d’histoire politique, 2013/1 (n° 19), p. 31-47.
Résumé: Cet article s’intéresse au rôle joué par l’Union des femmes d’Action catholique italienne dans la carrière politique des premières députées italiennes durant la période charnière des années 1945-1950. L’hypothèse est que les mouvements d’Action catholique féminine ont constitué un vivier pour la Démocratie chrétienne, légitimant de manière paradoxale la présence de ces outsiders dans le champ politique.
Riassunto: L’antecamera della Camera? L’Azione cattolica femminile nella carriera politica delle prime deputate italiane (1945-1950). Questo articolo s’interessa al ruolo delle deputate cattoliche durante la prima legislature della Repubblica italiana. L’ipotesi è che l’Azione cattolica ha avuto un effetto paradossale nella legitimazione della presenza delle donne nel campo politico.
Summary:Antechambers of the Chamber? Women’s Catholic Action activism and the political career of women MPs in Italy (1945-1950). This article focuses on the role played by the Italian Catholic Women’s organization in the political career of the first Italian MPs during the crucial period of the Constituent and the firs legislature (1945-1950’s). The assumption is that the militancy within the Women’s Catholic Action legitimized in a paradoxical way the presence of these outsiders in the political field.
Della Sudda Magali, Malochet Guillaume, « Pouvoirs, genre et religions », Travail, genre et sociétés, 2012/1 (n° 27), p. 29-32
Pouvoirs, genre et religions, Travail, genre et sociétés, 2012.
Ce dossier ne manquera pas de surprendre au premier abord. Qu’est-ce que Travail, Genre et Sociétés
peut bien avoir à dire de la religion ? Évitons tout de suite les
malentendus. Il ne s’agit pas d’ouvrir un débat sans fin sur la question
religieuse. En revanche, nous pensons qu’il est possible – et même
souhaitable – de soustraire l’analyse des mouvements religieux de leur
substrat idéologique pour les comprendre comme des organisations de
travail à part entière. Une telle conviction invite alors, enquêtes de
terrain à l’appui, à un double mouvement : d’une part, examiner comment
s’organise la division sexuelle du travail au sein de certaines
institutions religieuses – judaïsme, christianisme, islam – en Orient et
en Occident et, d’autre part, analyser comment le genre est lui-même
retravaillé par la production de nouvelles normes et l’adaptation
constante des systèmes de représentation du masculin et du féminin.
Avec le dossier proposé ici, Travail, Genre et Sociétés contribue à une dynamique de recherche encore récente, mais prometteuse, qui a vu se renouveler depuis une décennie les grilles de lecture sur la hiérarchie du genre au sein des différentes institutions religieuses. L’analyse de la domination masculine caractéristique de toute Église en tant qu’institution patriarcale s’est complexifiée pour interroger désormais les accommodements, le consentement mais aussi la subversion, voire la contestation, de l’inégalité entre les sexes.
Della Sudda, Magali « L’internationale blanche. La Fédération internationale des Ligues féminines catholiques », Bibliothèque du CRH, « Pratiques du transnational : Preuves, terrains, limites », coordonné par Jean-Paul Zuñiga, n°1, 2011, pp.79-100.
Résumé: Dans la lignée des réflexions actuelles menées sur les organisations internationales, cet article s’attache à éclairer la manière dont l’Église catholique a pris part, au début du siècle dernier, à la dynamique transnationale qui a caractérisé les mobilisations en faveur de la « cause des femmes ». Il conjugue une démarche comparative à une approche par les circulations transnationales pour dégager les ressors d’une mobilisation collective féminine transnationale. Il met en évidence la participation précoce des organisations catholiques à une action collective internationale et souligne le poids du Vatican, tout à la fois centre de l’autorité religieuse pour les catholique et capitale d’un Etat qui tend à intervenir au-delà des frontières nationales. Dans cette perspective, le rôle de passeuse joué par certaines militantes entre différents mouvements et pays sera mis en lumière, invitant ainsi à reconsidérer le clivage autour de la question religieuse qui structure l’espace de mobilisation autour de la cause des femmes.
Della Sudda, Magali, « Le Sfide del pontificato di Pio XI per l’azione cattolica femminile », in Alberto Guasco, Raffaella Perin, Pius XI: Keywords, Lit Verlag, Münster, coll. “Christianity and History, series of the “John XXIII Foundation for Religious Studies in Bologna”, vol.7. 2010, pp.207-225.
Book abstract: The documents of Pius XI’s pontificate from the Vatican Secret Archives, recently accessible for the first time, establish new perspectives of research and analysis. International experts and junior specialists discuss here the Roman point of view concerning the most important issues in the international scene between the two world wars and offer new outlooks and interpretations marking a substantial step forward in research. Alberto Guasco, a researcher at the John XXIII Foundation for Religious Studies, focuses on the pontificate of Pius XI, especially the relations between the Holy See and the Fascist Regime. Raffaella Perin, a researcher at the University Ca’ Foscari of Venice, studies the relation between the anti-Protestant and anti-Semitic prejudice in the pontificates of Pius X, Benedict XV and Pius XI.